Les p'tites anecdotes de La Plume : l'huile de foie de morue

Après la seconde Guerre mondiale, une des « tortures » appliquées régulièrement aux enfants était …l’ingurgitation d’une cuillère d’huile de foie de morue.

Petite précision : la morue, c’est …du cabillaud. La morue, c’est le nom que les pêcheurs donnent au cabillaud lorsqu’il est jeune, et en termes gastronomiques, la morue est un cabillaud coupé en filets, salé et séché.

Mais, morue ou cabillaud, revenons donc à la partie qui nous intéresse : son foie.

Cuit à la vapeur, il est écrasé et on en extrait donc cette fameuse huile, qui possède de nombreuses propriétés bienfaisantes pour l’organisme.

Après la guerre, il était important de fortifier les enfants qui avaient été si mal nourris pendant les années difficiles du conflit. C’était un remède de grand-mère fort répandu, et de nombreuses personnes se souviennent de cette odeur qui donnait des haut-le-cœur et parlent encore de ces cuillérées avec beaucoup d’émotions (pas très positives). Prononcez « huile de foie de morue » devant des personnes averties : la réaction ne se fait pas attendre…

J’ai heureusement échappé à cette méthode qui était déjà passée de mode lors de mon enfance. Je garde tout de même un vague souvenir d’un questionnement au sujet de l’opportunité de me faire profiter de cette douce tradition… jamais appliquée, fort heureusement !

De nos jours, cette huile revient à la mode… mais heureusement, elle est à avaler sous forme de gélules, beaucoup plus inodores…