Les p'tites anecdotes de La plume : le tabouret Tam-Tam

Ailleurs, c'est toujours mieux (enfin, c'est ce qu'on pense parfois de prime abord).

Lors de mon enfance, chez les voisins, c'était super bien : dans la cuisine, il y avait des tabourets Tam-Tam. Deux jaune-orangé et deux rouges.

Ils étaient magnifiques, et j'adorais quand j'avais le droit de m'asseoir dessus.


Bien sûr, il n'y en avait pas chez moi : dans la cuisine, on avait des chaises en bois, "avec un dossier", pas un vulgaire tabouret en plastique.


Parce que pour beaucoup de choses, à la maison, on ne faisait pas comme les autres, ce qui m'a parfois jetée dans un désarroi profond, mais transformait ma visite chez d'autres en un moment de transgression très agréable... par exemple, chez mes parents, c'était jus d'orange pressée et jamais ma mère n'aurait acheté une boisson en poudre à diluer dans de l'eau.


Mais on reconnaîtra tous que le Tang, bu goulûment chez d'autres, dans la chaleur d'une après-midi d'été, c'est meilleur qu'un jus d'orange frais tellement bon pour la santé ?


Non, je sais, ça n'est pas vrai, mais ça fait partie des choses que "j'ai comprises plus tard".

Donc, chez moi, pas de Tang, et pas de tabouret Tam-Tam (ce qui ne m'a tout de même pas empêché d'avoir une enfance très heureuse, ces deux éléments mis à part).


C'est souvent à l'âge adulte qu'on se venge de ses frustrations.

J'ai pu acheter un "Tam-Tam" original réédité, à prix modique, il y a quelques années, pour le mettre dans ma salle de bain, et il est super beau et design, tout transparent, avec la signature d'Henry Massonnet (son créateur) gravée dessus !


Mais je continue à boire du jus d'orange frais.