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Les différentes étapes pour écrire ou faire écrire un récit de vie

  • Photo du rédacteur: Daphné Marlière
    Daphné Marlière
  • 24 juil.
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 sept.

Dans le silence d’une maison, peut-être, en vous arrêtant quelques instants et en écoutant bien, pouvez-vous entendre les éclats d’un rire ancien ou le timbre d’une voix que vous pensiez oubliée ? Il y a, dans les tiroirs, entre les photos fanées et les lettres jaunies, des bribes de vie qui ne demandent qu’à être racontées. Faire écrire la biographie d’un proche vous permet de continuer à le faire vivre pour offrir un livre à ceux qui viendront après et qui ne l’ont pas connu. Pour dire à vos enfants et aux enfants de vos enfants : « Voilà d’où tu viens. Voilà qui nous étions. » Mais comment et par où commencer ? Comment transformer ces moments épars pour en faire un récit fluide, agréable à lire, touchant et surtout fidèle à la personne dont vous voulez raconter l’histoire ? Comment ne pas perdre la saveur des détails qui représentent une personne et font toute une vie ? Ce chemin peut sembler intimidant, mais bien accompagné par un écrivain public, vous verrez qu’il se traverse plus facilement que vous ne le pensez. Je vous propose de découvrir ici les étapes pour transformer des souvenirs en livre et faire écrire la biographie d’un proche, à votre rythme, avec vos mots... et avec un peu d’aide, si vous en ressentez le besoin.


Quand les souvenirs deviennent matière à récit

Un jour, une phrase prononcée au détour d’un repas vous frappe : « Tu te souviens, quand il a traversé la France à vélo, juste après la guerre ? » Et tout à coup, ce proche qu’on croyait connaître devient un personnage romanesque. Un aventurier discret dont l’histoire n’a jamais été consignée. C’est souvent comme ça que tout commence : un détail, une anecdote et l’envie soudaine de transformer des souvenirs en récit.

Car les souvenirs ne sont jamais figés ! Ils s’activent, se croisent et se répondent. Les vôtres ne sont pas ceux de vos parents ni de vos frères et sœurs (essayez de les questionner sur un épisode de votre enfance, vous verrez que chacun a sa version !).

Il suffit parfois d’une photo, d’un lieu ou d’une chanson pour qu’une époque entière resurgisse, avec ses odeurs, ses couleurs et ses émotions. Le rôle de votre écrivain biographe, c’est de donner une forme à cette mémoire mouvante en lui offrant un fil conducteur.

Faire écrire sa biographie ou celle d’un proche, c’est tendre l’oreille au passé, et capter ce qui, sans cela, s’effacerait certainement. C’est aussi faire en sorte que vos grands-parents, vos parents échappent à l’oubli. Peut-être pensez-vous qu’il faut des faits extraordinaires pour faire un livre ? Mais ce sont souvent les petits riens - les gestes, les habitudes, les mots doux ou les colères discrètes - qui touchent le plus.

Les souvenirs vont revenir, l’un appelant l’autre. Ils seront recueillis délicatement, même s’ils arrivent « dans le désordre ». Cette matière brute sera ensuite couchée sur le papier pour être remodelée patiemment. Et voilà, la première étape est franchie, votre décision est prise : vous pouvez passer à l’action et faire naître le livre d’une vie !

Comment trouver le bon angle pour raconter une vie dans un livre

Toutes les vies méritent d’être racontées, mais pas forcément de la même manière ! La deuxième étape est donc de décider de la structure que prendra le récit de vie.

Certains récits suivent le fil du temps, pas à pas, de l’enfance aux derniers jours. D’autres préfèrent les ellipses, les fragments, les thèmes : l’amour, le travail, les passions, les épreuves. C’est ainsi que vous pourriez préférer un abécédaire, une forme de récit de vie plus concise qu’une biographie classique. Tout dépend de ce que vous voulez transmettre — taire (rassurez-vous les entretiens restent strictement confidentiels, sont détruits après l’édition du livre et l’ouvrage publié ne comprendra que ce qui a été validé par vos soins).

Parfois, il suffit de se demander : quel est le cœur de cette vie ? Quelle est la musique qui l’accompagne en sourdine ? Est-ce une existence pleine de rebondissements ou une présence discrète, tissée de fidélité et de silence ?

Une vie ne se raconte pas comme un curriculum vitae. Elle est pleine d’émotions et elle se ressent, elle se lit comme un roman (même si le récit de vie est plus réel !).

Faut-il tout dire ? Non. Une biographie doit rester un beau livre, qui ne blesse personne. Bien sûr, nous traversons tous des moments difficiles et nous avons tous une pierre dans notre jardin. ne biographie peut être un livre qui constituera le premier pas pour ouvrir une discussion, mais il est important - parce que les écrits restent - qu’il ne constitue jamais un règlement de compte ! Il s’agit plutôt de trouver le ton juste : entre tendresse et lucidité, en assumant les silences, sans jamais trahir. C’est ce travail d’équilibriste que mène votre biographe : écouter, comprendre et reformuler sans déformer.

Des stylos pour écrire un récit de vie dans le nord, à la frontière belge, par un écrivain public 59

Recueillir la mémoire d’un proche : s’aider des témoignages

Vous pouvez vous baser sur vos propres souvenirs ou recueillir des informations provenant de différentes personnes ou d’autres sources.

Les souvenirs ne viennent pas toujours quand on les appelle. Parfois, ils dorment depuis longtemps, enfouis sous les habitudes, la pudeur ou le poids des années. Il faut savoir les apprivoiser et leur laisser le temps de surgir à leur rythme. Parce que souvent, c’est en parlant que les autres souvenirs accourent... un peu plus tard, en pleine nuit !

C’est pour cette raison que les entretiens sont espacés, pour vous laisser le temps de réfléchir, d’avoir d’autres idées...

Tout commence souvent par une conversation entre nous. Une simple phrase ouvre tout un pan de mémoire et le flot de la parole est ouvert ! Les souvenirs vont et viennent, sautent d’une époque à une autre ou s’entremêlent parfois.

Votre écrivain public est là pour vous écouter avec attention, vous relancer sans diriger et poser des questions ouvertes. C’est une personne extérieure, bienveillante, qui ne juge pas et qui recueille les mots tels qu’ils viennent. Et si votre proche n’est plus là pour raconter lui-même, d’autres voix peuvent prendre le relais : une sœur, un ami d’enfance, un carnet retrouvé, quelques lettres anciennes. Chaque pièce ajoutée à l’ensemble vient enrichir le tableau d’une vie. La troisième étape, donc, n’est pas d’écrire : c’est d’écouter !

Du carnet de note au « vrai livre » : la mise en forme du récit de vie


Après les entretiens, les souvenirs sont là : ils ont été confiés, enregistrés, recueillis... et vous ont été restitués régulièrement, au fil des entretiens. Le style avant tout être sincère, accessible et incarner le « biographé ». Un bon livre de mémoire familiale se lit comme une confidence. On y entend la voix de celui ou celle qui parle. Vous y retrouverez le souffle d’un lieu disparu ou d’une époque révolue...


Nous avons échangé, discuté et le contenu a été validé par vos soins. Vous tenez votre tapuscrit : un récit livré sous forme d’un fichier de traitement de texte. Reste maintenant à leur donner une forme et transformer ce matériau « brut » (votre fichier de texte) pour en faire un livre de souvenirs.

Pour que vos paroles puissent prendre la forme d’un ouvrage concret, nous choisirons ensemble un format, je constituerai la maquette, la couverture et je vous proposerai une pagination. Nous y glisserons sûrement des photos avec des légendes et des extraits de documents. Chacun de vos choix participe à l’émotion que votre livre va transmettre.

Je ne suis pas là seulement pour écrire, mais je vous accompagne du début à la fin de votre projet jusqu’à la dernière étape : après la mise en page et le maquettage, j’assure le suivi chez un imprimeur des Hauts-de-France pour venir vous livrer le livre fini.

Les différentes étapes pour écrire ou faire écrire un récit de vie par un biographe professionnel

Votre biographe n’est pas là pour prendre votre place, mais pour vous accompagner dans cette démarche intime. Elle écoute avec attention, met de l’ordre dans les récits et reformule avec respect. Elle prête sa plume sans jamais effacer celle de la personne racontée.

Certaines familles font appel à un écrivain public dès le départ, pour être guidées pas à pas. D’autres commencent seules, puis ressentent le besoin d’un regard extérieur. Il n’y a pas de bon ou de mauvais moment pour demander de l’aide : ce qui compte, c’est l’envie de transmettre.

Votre biographe est la garante de la cohérence du récit. Elle sait comment rythmer un texte et comment valoriser une parole. C’est une artisane des mots, mais aussi une passeuse d’histoires.

En faisant appel à un écrivain public-biographe, vous choisissez de confier cette mémoire à une professionnelle dont c’est le métier, mais surtout à une personne qui prend le temps d’écouter, de comprendre et de respecter. Pour que le livre final ne soit pas un simple document, mais un objet de lien et de transmission.

Chaque vie porte en elle un récit unique, fait de gestes quotidiens, de rêves réalisés ou abandonnés, de liens tissés au fil du temps. Écrire la biographie d’un proche, c’est offrir à sa mémoire un écrin. Il circule dans les mains d’une génération à l’autre, comme une preuve silencieuse que rien n’est tout à fait perdu. Si vous avez envie, vous aussi, de faire ce cadeau à votre famille, je peux vous accompagner dans cette aventure. À votre rythme, avec vos mots ou les siens, nous pourrons faire de ces histoires un livre à transmettre et à relire pour soi, lorsque le besoin s’en fait sentir.

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